Les gilets de sauvetage

Faciles à stocker, légers à porter et faisant même office de harnais, les gilets gonflables sont des équipements de sécurité de plus en plus abordables, alors pourquoi s’en priver !

La réglementation
Aujourd’hui seuls sont autorisés à la vente les gilets et brassières portant le marquage CE. Cette norme permet de définir la valeur de flottabilité exprimée en Newton pour chaque équipement individuel de flottabilité.

Les trois catégories destinées à un usage plaisance :

50 N : ces gilets en mousse « d’aide à la flottabilité » doivent assurer le maintien des voies respiratoires hors de l’eau pour un porteur conscient et sachant nager. Interdit aux enfants de moins de 30 kg, ces équipements n’assurent pas le retournement de la personne et sont principalement utilisés pour le ski nautique, kayak ou jetski.
100 N : en mousse ou gonflables, ces gilets doivent assurer le retournement et maintenir hors de l’eau la tête d’une personne inconsciente.
150 N : en mousse ou gonflables, ces gilets doivent assurer le retournement et maintenir hors de l’eau la tête d’un personne inconsciente portant des vêtements comme un cirée et des bottes, par exemple.

La réglementation impose que chaque personne à bord dispose d’un équipement individuel de flottabilité. Suivant le type d’embarcation ou la zone de navigation, ces gilets doivent disposer d’une valeur de flottabilité minimale.

- Embarcations propulsées par l’énergie humaine, 50 N
- Moins de 2 milles d’un abri, 50 N
- Moins de 6 milles d’un abri, 100 N
- Plus de 6 milles d’un abri, 150N (ou 100 N au moins pour les enfants de moins de 30 kg)

Les systèmes de déclenchement
Afin de percuter la cartouche de CO2 qui gonflera la chambre à air, les gilets sont dotés d’un déclencheur pouvant être manuel ou automatique.
Voici les trois différents systèmes :

Manuel
Au fonctionnement simple et efficace, ces gilets se déclenchent manuellement en actionnant une tirette qui vient percuter la cartouche de CO2.

Les atouts : entretien facile, prix raisonnables
Les inconvénients : déclenchement manuel seulement
Prix : à partir de 50 €

Automatique à pastille de sel ou en papier
Pour ce système, un ressort est maintenu comprimé par une pastille de sel ou en papier. Lorsque cette dernière rentre en contact avec l’eau, elle se dissout immédiatement et libère alors le ressort qui vient percuter la cartouche de CO2.

Les atouts : prix abordables, changement facile de la pastille
Les inconvénients : risque de déclenchement intempestif avec l’humidité ou une vague
Prix : à partir de 70 €

Automatique hydrostatique
Plus perfectionné, ce système se déclenche sous l’effet la pression de l’eau. Pour cela, le déclencheur comprend une soupape hydrostatique qui une fois immergée à plus de 10 cm de profondeur s’ouvre, libérant ainsi le ressort qui vient percuter la cartouche de CO2.

Les atouts : entretien facile, système résistant à l’humidité et aux projections d’eau
Les inconvénients : Plus cher à l’achet et en entretien, risque de retard au déclenchement en cas du chute sur le dos.
Prix : à partir de 80 €

A savoir
-En cas de non déclenchement, un embout buccal présent sur tous les gilets permet de gonfler la chambre à air à la bouche !
-Le gilet se porte uniquement par-dessus les vêtements (risque d’étouffement dans le cas contraire).

Entretien et révision
Il est vigoureusement conseillé de rincer à l’eau douce les gilets ayant reçu de l’eau de mer, puis de bien les faire sécher avant leur stockage. Pour cela, n’oubliez pas de dessaler la cartouche de CO2, car une fois rouillée cette dernière finira forcement par souiller le tissu. Enfin, évitez de laisser à bord les gilets durant l’hiver.
De plus, il est recommandé de déplier et de contrôler l’état général du gilet plusieurs fois par saison. Ainsi, contrôlez les éléments principaux (housse, sangles, boucles de serrage) et plus particulièrement le système de déclenchement pour lequel le voyant doit être vert, la cartouche de gaz en bon état et bien vissée, sans oublier de vérifier la date de péremption pour les systèmes automatiques.

Le remplacement du déclencheur et de sa cartouche
Facile à faire soi-même, ces éléments sont à changer à une certaine fréquence suivant le modèle ou suite à un déclenchement.
-Manuel : cartouche tous les 2 ans (moins de 10 €)
-A pastille de sel (ou papier) : cartouche et pastille tous les 2 ans (25 € env.)
-Hydrostatique : cartouche tous les 2 ans et déclencheur tous les 5 ans (40 € env.)

La révision par un professionnel
Non obligatoire, une révision complète des gilets du bord par un professionnel agréé est fortement recommandée tous les 2 ans. Celui-ci vérifiera minutieusement l’état général du gilet, puis le système de déclenchement et l’étanchéité de la chambre gonflable. Le prix de la visite peu varier entre 10 et 40 € suivant les éléments à changer.