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Sécurité > La ministre hausse le ton envers les plaisanciers

publié le 3 août 2011


Face à l’augmentation des morts en mer, Nathalie Kosciusko-Morizet a participé à une opération de sensibilisation hier dans le golfe de Saint-Tropez.

« Nous avons encore vu des enfants à bord de bateaux sans gilet de sauvetage. C’est de l’inconscience. » Beau temps, mer calme, les conditions sont idéales pour mener une opération de contrôle de vitesse. À bord des deux vedettes de la gendarmerie maritime, parties du port de Sainte-Maxime, ont notamment pris place la ministre, le préfet et le préfet maritime. Les grands moyens ont été déployés.

Hélicoptère et motos marines
Un hélicoptère de la gendarmerie survole la zone et, grâce à son radar, signale les éventuels contrevenants. Deux scooters des mers patrouillent, ainsi qu’une vedette de la douane et une autre des affaires maritimes. « Le golfe de Saint-Tropez est un secteur où nous ne manquons pas de travail, ironise Myriam Sibillotte, administrateur des affaires maritimes, qui conduit l’opération. Car outre les plaisanciers français, qui sont censés bien connaître la législation, nous avons beaucoup d’étrangers qui l’ignorent totalement. »

La vitesse est limitée à 20 nœuds (35 km/h) à l’intérieur du golfe et au-delà de la bande littorale, où elle ne doit pas excéder 5 nœuds (9 km/h). Et c’est visiblement tentant d’aller plus vite. L’an dernier, 180 infractions d’excès de vitesse ont été relevées dans les eaux varoises. Qui ont donné lieu à 120 retraits de permis, 44 renvois devant le tribunal maritime de Marseille et 16 avertissements. « Il faut à tout prix sensibiliser le public. »

En liquide
Dans cette optique, la ministre n’a pas hésité à grimper à bord de plusieurs bateaux hier après-midi pour faire passer le message. « Les passagers n’étaient pas vraiment surpris de me voir, mais plutôt inquiets de savoir s’ils allaient avoir une contravention », raconte en souriant Nathalie Kosciusko-Morizet.

Au final, quelques avertissements ont été distribués. Et un plaisancier qui contestait le relevé de vitesse fait par le radar héliporté sera convoqué.
Cela ne s’est pas produit hier, mais il arrive assez souvent que des plaisanciers verbalisés paient en espèces – et sans broncher – l’amende de 3 750 euros (le maximum) réclamée pour l’infraction constatée. « Et ils ont cet argent en liquide sur eux ? » s’est étonnée la ministre, les yeux écarquillés. Oui, oui, « no problemo ». C’est ça aussi, Saint-Tropez.

Nice-Matin, le 3 août 2011