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Sécurité-Martigues

La gendarmerie maritime sort les grands moyens

publié le 15 juillet 2011


Le moindre écart de comportement en mer, ça ne pardonne pas! D’autant que sur des espaces parfois réduits, doivent cohabiter baigneurs, plongeurs, plaisanciers et pilotes de jet-ski.

Face à la multiplication des incidents graves survenus ces dernières semaines, le préfet de région , Hugues Parant, a décidé de taper du poing sur la table. Mardi dernier, à son initiative et celle de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (D.D.T.M.), une opération de sensibilisation des usagers a été menée sur la Côte bleue.

Pour l’occasion, les gendarmes de la bridage mixte côtière et fluviale (BMCF) de la gendarmerie nationale de Martigues ont employé les grands moyens. Outre leur embarcation rapide bien connue des usagers de la mer, les militaires étaient équipés de deux puissants scooters des mers. L’effet de surprise a joué à plein puisque plusieurs bateaux ont été “interceptés” par ces engins capables de filer sur l’eau à plus de 110 km/h. “En règle générale, nous interceptons tous les engins à moteurs qui ne respectent pas la vitesse de 5 nœuds (environ 9 km/h) dans la bande des 300 mètres”, explique le capitaine Yves Bouvard, commandant de la BMCF.

La législation précise même que ces engins ont obligation de respecter cette vitesse à “300 mètres des côtes, îles et îlots”, un critère malheureusement peu pris en compte par les plaisanciers. Hier, alors que nous étions embarqués avec les gendarmes, un plaisancier aborde le port de Sausset avec une vitesse excessive, frôlant, au passage, un plongeur sous-marin pourtant bien signalé. “Ils ne se rendent pas compte des dangers que ça peut créer, souffle un gendarme, presque “blasé” par tant d’incivisme. Quelques minutes plus tard, c’est un autre plaisancier qui traverse le paysage à toute allure, à quelques mètres d’un îlot où s’entraîne une palanquée de plongeurs.

Les militaires se lancent à sa poursuite. Il sera escorté jusqu’à la vedette-mère. Dans son cas, après vérification des papiers et éléments de sécurité (gilets flottants, signal lumineux…) obligatoires, il se voit remettre une convocation. Une première étape avant, certainement, une sanction administrative à la clef. “En matière de plaisance, tout ce que nous constatons relève du délit, ajoute le capitaine Bouvard. Les amendes peuvent atteindre 3 750 €.” Plus sûrement, c’est la rétention du permis nautique pendant la période estivale qui est privilégiée. Parfois, la procédure va plus loin, et peut être transmise à un tribunal de grande instance.

Autant dire qu’en mer, il vaut mieux respecter la législation.

La Provence, le 13 juillet 2011