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Morbihan

Port de plaisance > Vers une multiplication des ports à sec

publié le 27 juin 2011


Créer autant de places à sec que de places à flot, c’est la tendance lourde du développement des ports de plaisance. Le perfectionnement des systèmes de manutention va y contribuer.

Les responsables bretons des ports de plaisance se sont retrouvés, hier, à Arzal, pour une journée d’information sur l’organisation et la gestion d’une zone technique portuaire. Arzal n’avait pas été choisi par hasard. Ce port de la Vilaine, créé en aval du barrage, qui déborde aussi sur la commune de Camoël, possède une importante zone de stockage à terre avec 500 bateaux, en grande partie des voiliers et quelques grosses vedettes à moteur. Mais Patrick Dubois, directeur des ports à la Sagemor, société exploitante du site, estime que c’est loin d’être suffisant. «Dans les ports,pour1.000 places à flot, il faudra trouver 1.000 places à terre», prédit-il.

Finies les marinas
Cette recherche de complémentarité est le défi auquel va être confrontée la plaisance car le temps des marinas est terminé dans le Morbihan. Tout juste peut-on optimiser les places existantes et repousser les limites de quelques ports, comme celui d’Etel. Si l’on veut que ce loisir puisse se développer et l’industrie qu’il sous-tend, les spécialistes soulignent que la solution qui s’impose aujourd’hui est celle des ports à sec. La mise en service de nouveaux appareils le permet, comme l’ascenseur à bateaux installé au Crouesty (Arzon) et qui permet de réaliser des mises à l’eau rapides d’unités à moteur, quel que soit le niveau de la marée. On perfectionne actuellement des engins de manutention et de levage pour faire de même avec des voiliers. Aucun problème pour démonter les mats. Les fournisseurs améliorent leur offre en matériels de levage et de calage. «Jusqu’à 24m, ça reste des petits bateaux qu’on peut manipuler sans grande difficulté», explique Patrick Dubois.

De nouveaux contrats
Des profondes mutations s’annoncent du coup dans la gestion de ces ports mixtes. Les titulaires d’emplacement devront s’habituer à se voir proposer une place à sec quand ils n’utiliseront pas leur bateau. «Les places à flot iront aux bateaux en phase de navigation. Mais rien ne changera sur le fond car les plaisanciers auront toujours une place sécurisée ou à flot ou à sec selon ce qu’ils feront de leur bateau. Cela se travaillera sous la forme de contrats», indique Patrick Dubois. Mais un autre casse-tête risque de se poser. Ces zones de stockage hors flottaison seront vite complètes et le concept risque d’être rattrapé par la problématique de l’environnement. Il faudra donc en trouver de nouvelles. «On peut aller les chercher à un, deux ou trois kilomètres, ça ne pose pas de problème», assure Patrick Dubois en citant, à cet égard, le projet de zone du Redo 3, au Crouesty, où les bateaux stationneront à sec, à une bonne distance du port à flot.

Le Télégramme, le 24 juin 2011