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Environnement

Plaisanciers > De mauvaises habitudes à changer

publié le 21 juin 2011


Plaisanciers….peuvent mieux faire ! Il y a encore du pain sur… les pontons pour changer les mauvaises habitudes en mer et dans les ports. L’association “Territoires en mer” y travaille tous les jours.

Au nom de l’association Territoires en mer, Hervelyne Guilloux assure la formation des agents portuaires bretons. « On ne change pas les habitudes du jour au lendemain. En sensibilisant le personnel portuaire, on leur apporte la possibilité de passer des messages, de participer à l’évolution des comportements ». La demande de formation est réelle de la part des directions des ports de plaisance. Les ports en recherche de certification professionnelle (Iso 14.000) sont tenus d’assurer un certain niveau de formation de leurs employés.

Pourquoi passer par les agents portuaires?
Parce qu’ils constituent le premier sas et la courroie de transmission des bonnes pratiques en mer. Leur formation leur apporte par ailleurs légitimité et crédibilité à travers les échanges qu’ils peuvent avoir avec les plaisanciers.

Les plaisanciers sont-ils globalement plus responsables?
Assurément, à l’image de leurs comportements à terre. Mais ils sont encore trop nombreux à exiger le même degré de confort et d’équipement sur leur bateau que dans leur habitation principale. Le bateau devrait générer un autre mode de vie.

Par quels gestes diminuer son impact sur l’environnement ?
Ils sont nombreux. Cela commence par laver le pont de son bateau à l’eau de mer et non à l’eau douce, à utiliser des produits 100% naturels pour la vaisselle, la douche et les toilettes. Effectuer aussi son carénage dans les aires prévues à cet effet ou nettoyer les coques sans produit polluant. Avec de la pierre d’argile, par exemple.

Les réservoirs de récupération des eaux usagées n’ont pas connu la montée en puissance escomptée…
Tant que les constructeurs ne proposeront pas ces bacs de récupération en série sur leur bateau, cela n’avancera pas. Les ports tardent aussi à s’équiper en matériel de récupération.

Que penser des dernières générations d’antifouling ?
C’est un leurre de penser qu’ils sont sans impacts sur l’environnement. Les moins polluants le restent encore bien trop. Raison de plus pour les utiliser à bon escient et aux bons endroits(zone de carénage). Nous suivons de près une laque à base d’eau des plus prometteuses.

D’autres efforts à produire ?
Les mouillages et leur rotation dévastatrice pour les fonds sont également à améliorer. Le développement des ports à sec est aussi une piste intéressante, à condition de proposer une tarification accessible à tous les budgets.

Plus d’informations sur www.territoires-en-mer.com

Le Télégramme, le 21 juin 2011