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Saint-Cast-le-Guildo > Un port (presque) bien équipé

publié le 20 juin 2011


« Magnifique ! Superbe ! » Les superlatifs ne manquaient pas vendredi dernier lors de la visite des derniers équipements du port, organisée par les responsables de la chambre de commerce et d’industrie (CCI), à laquelle une centaine de personnes ont participé. Il faut dire que tout cela a fière allure.

D’abord la capitainerie, avec tout ce qui est nécessaire aux plaisanciers. Au rez-de-chaussée : un bloc sanitaire ouvert 24 h/24, une entrée avec digicode, 18 douches et toilettes, des bacs à vaisselle et une laverie. À l’étage : les bureaux du chef de port avec vue sur la mer. « Depuis que nous avons obtenu la gestion du site il y a deux ans (1), nous avons voulu offrir les meilleurs services aux plaisanciers tout en faisant en sorte que les promeneurs, de Saint-Cast et d’ailleurs, puissent profiter du site », explique Alain Leroux, directeur des équipements de la CCI. Allusion à la voie piétonne qui relie les Mielles au port. « Elle est très utilisée et les gens se disent enchantés par la beauté du paysage. »

« Un goût d’inachevé »
Reste le ponton à carburant, ouvert 24 h/24 et la darse qui permet de remorquer les bateaux. Des travaux qui ont coûté au total 2 millions d’euros à la CCI. Des investissements qu’Alain Leroux ne regrette pas. « Depuis que tout est en place, le port est plein à l’année. Beaucoup de plaisanciers viennent et reviennent, notamment les Anglais. »

Malgré « cette réussite », une épine reste dans la gorge des responsables de la CCI et des élus. En cause, les terre-pleins qui n’ont pu être aménagés, la préfecture ayant refusé, à la suite de recours en justice d’association et de résidents secondaires, le plan local d’urbanisme de la mairie qui aurait permis d’y installer plusieurs commerces. Dominique Lecomte, le président de la CCI n’a pas mâché ses mots. S’en prenant « à ceux qui prétextent de la loi du littoral pour empêcher tout développement économique », il a martelé que « l’intérêt de quelques-unes ne doit pas passer avant l’intérêt de tous ».

Un discours que partage Jean Fernandez, le maire de la commune. « Tout cela laisse un goût d’inachevé. Les commerces attendent pour s’installer sur les terre-pleins. Je n’ai pas envie de bétonner Saint-Cast, mais au moins qu’on ne laisse pas ces zones désertes. » Il a reconnu que le préfet n’a fait qu’appliquer la loi. Une loi du littoral qu’il propose de faire évoluer « en me tournant vers les députés et les sénateurs ».

De son côté, Michel Brémont, vice-président du conseil général, a assuré la commune « de tout le soutien du conseil général, notamment en mettant à disposition notre cabinet juridique. Bien sûr qu’il faut respecter la nature, mais un port, ça doit vivre. »

(1) Le conseil général a réalisé en 2007-2009 des travaux d’un coût de 28 millions d’euros qui permettent aujourd’hui d’accueillir 800 bateaux au port et 200 mouillages autour, ainsi que 50 places pour les professionnels.

Ouest France, le 18 juin 2011