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Baignade-Plongée

14 décès en Méditerranée depuis le début de l’année

publié le 14 juin 2011


À la veille de la saison estivale, le préfet maritime de Méditerranée dresse un noir bilan : déjà 14 décès en mer et des conduites à risques. Baignade et plongée sont les 2 premières causes d’accidents mortels. Itinéraire de la prudence

Certains considèrent la Méditerranée comme un étang avec de l’eau plate. Ce n’est pas tout à fait vrai !” Éric Lefèvre, le directeur du Crossmed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée), aime à frapper les esprits pour mieux changer les mentalités. Car dans notre belle région, les comportements à risques sont légion. Et les activités nautiques ont encore tué. “En 2010, le Crossmed a mené plus de 1 800 opérations de secours en mer qui ont impliqué plus de 4 600 personnes, soit une hausse de 10% qui dénote un intérêt accru pour les activités nautiques en tout genre”, résume le préfet maritime Yann Tainguy. Seulement voilà, avec 14 décès en Méditerranée depuis le 1er janvier, alors même que la saison estivale n’a pas débuté, les chiffres ne présagent rien de bon.

La plongée, une activité qui inquiète
Pour la seule année 2010, les secours en mer ont mené 108 opérations liées à la plongée qui ont conduit à 11 décès. Depuis le 1er janvier 2011, ils enregistrent 50 opérations et 4 décès. Le profil de l’accidenté est de 47 ans chez l’homme, de 43 ans chez la femme. Et de l’aveu du préfet maritime, “l’imprudence est souvent à l’origine des accidents les plus graves”. Si les symptômes accidentels se manifestent dès le retour d’une plongée, ils peuvent aussi apparaître plusieurs heures après. Lors du week-end de l’Ascension, on a déploré 4 accidents, dont un mortel à Marseille.

Les comportements qui sont en cause
“Dans 50% des cas, on n’a pas affaire à des accidents de plongée, mais à un problème de condition physique des personnes”, aime à dire le directeur du Crossmed. Sur les 4 décès constatés depuis le début 2011, on relève un malaise dans 2 mètres d’eau au cours d’un baptême de plongée et un parcours de 500 m lors d’un passage de diplôme qui s’est conclu par un arrêt cardiaque. Un petit dépliant circulera cet été. Destiné à la population, il invite à ne pas plonger si vous manquez de sommeil, si vous êtes fumeur régulier, si vous êtes allergique à l’aspirine, si vous avez fait des excès de boissons ou encore si vous reprenez l’avion après une plongée.

Les gestes qui sauvent
Respectez les interdictions de baignade. Méfiez-vous des vents de terre et des rafales. Ils sont synonymes de danger pour la planche à voile et le kitesurf (70 accidents en 2010). Attention à l’échouement: il est la 2e cause d’intervention pour la plaisance. Respectez la zone des 300 m. La vitesse y est limitée à 5 nœuds, soit 9 km/h.

Comment alerter les secours
Utilisez un moyen de communication adapté. Donnez votre position. Le GPS de votre portable n’est pas un outil adapté. Laissez des éléments d’information suffisants à un proche resté à terre en cas de souci. Restez le plus longtemps possible sur le flotteur à proximité. “Le gilet de sauvetage est la ceinture de sécurité du marin”, plaident les secours.

Les numéros utiles
Le Crossmed au 04 94 61 16 16, la radio VHF sur le canal 16 ou le 16 16 sur votre GSM.

La Provence, le 13 juin 2011