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Ports à sec > Un avenir prometteur

publié le 18 mai 2011


Depuis quelques années, deux sites de Granville dans la Manche, STL Nautisme et le Port Saint-Nicolas, permettent d’entreposer les navires. Ils s’imposent de plus en plus comme une vraie alternative au port de plaisance.

Une activité en développement
« Les ports à sec sont relativement nouveaux dans la région. Les clients apprennent à les découvrir », observe Pierre-Marie Thomas, gérant de STL Nautisme, l’un des deux ports à secs de Granville. Pourtant, installé depuis 2005 à Granville, ce port compte déjà 200 bateaux. Signe d’une activité en plein développement. « Cela devient une référence pour les propriétaires de bateaux », complète Thierry Degrenne, responsable du Port Saint-Nicolas, qui existe depuis 2000. « On a eu du mal à démarrer mais les gens y croient maintenant. »

Une alternative aux ports de plaisance
Alors qu’il faut parfois trente ans pour obtenir une place dans un port de plaisance, les ports à sec s’affirment comme une alternative pour le stationnement des bateaux. Et ce d’autant plus qu’ils n’assurent pas uniquement le stockage des bateaux. Les ports à sec sont aussi en charge de leur entretien et de leur mise à l’eau. « C’est une formule qui plaît énormément aux plaisanciers », remarque Pierre-Marie Thomas.

« Il faut arrêter de penser qu’un bateau est mieux dans un port de plaisance. Dans un port à sec, le moteur ne trempe pas dans l’eau, il est hors de danger, on le rince à l’eau douce et lorsqu’un client appelle, son bateau est à l’eau le lendemain », souligne Thierry Degrenne. « Ça ne sert à rien de laisser un bateau dans l’eau lorsqu’on ne l’utilise pas. »

Une bonne avant-saison
L’oreille collée au téléphone, Thierry Degrenne est un homme occupé. Et pour cause. Entre ceux qui souhaitent naviguer et ceux qui veulent que leur bateau soit sorti de l’eau, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. « Depuis quatre semaines, on travaille comme si la saison estivale était lancée. Les années précédentes, il fallait attendre mi-mai. » Un constat partagé par Pierre-Marie Thomas : « cela fait presque un mois que l’on travaille tous les jours, dimanche compris. C’est un très bon début de saison. »

L’avenir
« Les vrais ports à sec se trouvent à proximité des ports de plaisance. Mais à Granville, il n’y a pas assez de place », regrette Pierre-Marie Thomas. STL Nautisme et le Port Saint-Nicolas se trouvent tous deux à 3 km du port de plaisance, « bien trop loin de l’eau » pour Thierry Degrenne. « Mais aucun aménagement n’a été fait au port pour faciliter l’accès à la cale », ajoute Pierre-Marie Thomas. « C’est le bazar. »

Après l’annulation partielle du plan local d’urbanisme par le tribunal administratif, le projet d’extension portuaire est aujourd’hui à l’arrêt. Pour Thierry Degrenne, « le port à sec est une vraie alternative au port de plaisance mais il est nécessaire qu’il y ait plus de places dans le port d’eau. »

Ouest-France