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Chantier naval de Port-Fréjus > Le vent en poupe

publié le 12 mai 2011


Manifestement le chantier naval de Port-Fréjus (CNPF) végétait, battait de l’aile et ne répondait plus aux attentes ni de la clientèle, ni de la société d’économie mixte en charge de son développement et de son avenir. C’est ainsi qu’en janvier, Monaco Marine pliait bagages pour laisser la place à un nouveau gérant, la SARL RP Magne. La saison est lancée et semble prometteuse, l’activité tournant à plein régime.

Ce nouveau gérant, René-Pierre Magne a toujours eu la mer et le nautisme de moins de 20 mètres comme activités. « Une culture et une passion depuis 25 ans ». Il a bourlingué avant de s’installer à Biot afin d’y installer sa société de construction, réparation, importation de matériel pour bateaux. Parallèlement il tenait, depuis 8 ans, sur le port de Fréjus, un petit bureau où les salariés préparaient les bateaux neufs avant leur livraison à la clientèle.

L’homme était déjà connu à Fréjus et son dossier, parmi une dizaine d’autres, a manifestement fait la différence. « Le vent a tourné au chantier naval » assure-t-il, même si un gros travail de relance a été nécessaire depuis la reprise en main. « Tout le fichier client, les systèmes informatiques et téléphoniques ont disparu avec le départ de l’ancien gérant. Mais la demande était telle que le bouche à oreilles a vite fonctionné. Le chantier fonctionne sans discontinuer… Nous avons la tête dans le guidon ! »

Vingt-cinq tonnes sur le pont
Une bonne nouvelle alors que la saison nautique débute à peine. Avec les anciens employés de Monaco Marine et les saisonniers, ce sont ainsi 25 personnes qui s’activent à Port-Fréjus. Rappelons que le chantier dispose d’un terre-plein de 5 000 m2, d’un travelift de 50 tonnes (engin autoporté permettant la mise à l’eau et la mise en cale sèche des unités), de 12 places à quai, d’un shipchandler de 150 m2, destiné à l’approvisionnement des équipes techniques de CNPF ainsi qu’à celui de ses clients, d’une station de carburant avec 35 m de quai.

Il peut caréner des bateaux jusqu’à 25 mètres et 50 tonnes. De quoi satisfaire la majorité des plaisanciers, que le bateau soit à moteur ou à voile.

Associé aux compétences de sa société de Biot, René-Pierre Magne, outre la préparation et la livraison des bateaux neufs, élargit désormais l’offre à la réparation polyester, la peinture de coque, la mécanique, l’électricité, la propulsion, le gréement.

Le côté environnemental n’a pas été oublié avec l’installation récente d’une cuve de récupération des boues de carénage, qui minimise l’impact des rejets de peinture sur le milieu naturel.

« Les professionnels comme les particuliers attendaient cette reprise en main. Aujourd’hui les portes sont ouvertes », assure le patron. Bon vent au chantier, comme à tous ceux qui l’utilisent…

Var-Matin, le 10 mai 2011