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Ajaccio > Tarifs en hausse au port Charles-Ornano

publié le 28 avril 2011


Claire et limpide. La décision d’augmenter les tarifs des taxes d’amarrages du port de plaisance Charles-Ornano (recette de 1,2 M€ en 2010) est passée comme une lettre à La Poste. Votée à l’unanimité, à la fin du mois de décembre en conseil municipal, elle n’a suscité aucun commentaire et avait été dans la foulée validée par le conseil portuaire.

« De 1998 à 2004, il n’y a pas eu la moindre hausse, puis par la suite nous nous sommes alignés sur l’inflation avant d’augmenter un peu plus les prix cette année, explique Charles Cervetti, adjoint délégué aux finances et au port Charles-Ornano. Car si ce dernier, entré en « convalescence » en 2001, navigue aujourd’hui dans des eaux plus calmes, il a longtemps été synonyme de gouffre financier pour la municipalité. « À l’époque, 200 plaisanciers sur 600 ne payaient pas leur taxe d’amarrage. Au bout d’un an, 180 s’étaient mis à jour. Et au bout de quatre ans tout le monde est rentré dans le rang », explique Charles Cervetti. Après avoir remis à flot ce vaisseau de plaisance – 3,5 M€ de déficit en 2001 à 400 000 e d’excédent en 2010 -, ils poursuivent leurs efforts en matière de gestion.

830 contrats annuels
D’une capacité de 830 anneaux l’hiver, répartis sur dix pontons, cette structure gérée par la municipalité doit faire face à « 400 demandes de places actuellement sur liste d’attente ».

L’été, la capacité s’étoffe avec une panne extérieure qui permet, depuis 2004, de proposer une quarantaine de places supplémentaires, « en fonction de la taille des bateaux », précise-t-il. Pour en revenir à la saison hivernale, qui correspond à la période du 1er octobre au 30 avril, on comptabilise 830 contrats annuels.

« Des tarifs attractifs par rapport aux autres ports »
Pour maintenir le cap financier fixé, Charles Cervetti et son équipe ont dû tenir le gouvernail avec beaucoup de fermeté et un brin de pragmatisme. « Lors de notre prise de fonction en 2001, nous aurions pu d’emblée augmenter les tarifs mais nous ne voulions pas pénaliser ceux qui étaient dans les règles, précise l’adjoint. Nous avons opté pour une autre méthode en faisant payer les récalcitrants. » Ce n’est qu’une fois la situation stabilisée que « nous avons alors pu consentir une légère hausse – en rapport avec l’inflation – sans pour autant procéder à un rattrapage », assure Charles Cervetti. Car les plaisanciers ajacciens sont loin d’être les plus pénalisés. « Charles-Ornano reste le port le plus attractif de Corse et de Méditerranée », affirme-t-il sans forfanterie. À titre comparatif, « les tarifs annuels sont largement inférieurs à ceux du port Tino-Rossi, jusqu’à 30 % pour certaines catégories », glisse-t-il. Et Antoine Vitali, conseiller municipal de préciser que par rapport à un port comme celui de Saint-Raphaël « les tarifs sont multipliés par deux ou même par trois* ». De quoi faire passer la pilule dans l’attente d’une éventuelle extension du port. Et du rééquilibrage des tarifs qui ne manquera pas de survenir dans les années à venir.

* Pour un bateau de 6 mètres, le tarif à Ornano, pour l’année, est de 801 e, à Tino Rossi de 1 167 e et à Saint-Raphaël de 2 935 e ; 11 mètres : de 2 013 e à Ornano, à 2 713 e à Tino Rossi et de 4 722 e à Saint-Raphaël : 18 mètres : de 4 107 e à Ornano, à 5 267 e à Tino-Rossi, à 11 013 e à Saint-Raphaël.

Corse-Matin, le 27 avril 2011