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Les chantiers de La Ciotat sont en pleine forme

publié le 4 avril 2011


L’activité est au beau fixe en ce début d’année 2011 sur l’ensemble du site des chantiers navales citodaens, fait savoir le journal La Provence.

Photo : La Provence

Pendant le salon nautique, mi-mars, de nombreux visiteurs, de Marseille ou d’ailleurs, n’en sont pas revenus. Il faut dire que depuis la digue des Capucins, le point de vue est idéal pour compter les énormes yachts de passage sur le site des chantiers. Et selon les chiffres officiels de la Semidep, ils étaient à ce moment-là pas moins de 78, à sec ou à flot, en cours ou en attente de maintenance par l’une des entreprises du site.

Une reprise significative de l’activité, que confirme Marc Avazeri, le directeur de Monaco Marine: “Après la crise de 2009, l’année 2010 a été celle du redémarrage, souligne-t-il, et 2011 s’annonce très bien. En ce moment, nos équipes travaillent sur 20 bateaux, à terre, à flot et dans la zone 300tonnes.” Chez Monaco Marine, les savoir-faire se répartissent sur deux activités: la maintenance classique d’une part, c’est-à-dire l’entretien courant du bateau, avec des chantiers assez courts, de quelques semaines, et le refit, qui consiste à modifier ou carrément transformer le bateau au gré des désirs de son propriétaire. “Il s’agit là de chantiers beaucoup plus lourds, et donc plus longs -entre 3 et 12mois-, et qui génèrent beaucoup de main-d’oeuvre, précise le directeur de Monaco Marine. Ils représentent aujourd’hui environ 30% de notre activité. Notre objectif est de développer le refit, pour atteindre 50 ou 60%, parce que ce sont des chantiers intéressants, qui nous permettent de mieux gérer le personnel dans la durée, et de plus, c’est à travers eux qu’est véhiculée l’image du chantier, notamment en terme de technicité.

Actuellement, un bateau en refit mobilise sur le site un bataillon de 35 chaudronniers en permanence depuis janvier. Un autre, navire de 45 m appartenant à un riche propriétaire russe, est à sec depuis le 1erdécembre, et sera remis à l’eau en juin : “Nous venons de surélever sa partie supérieure, de rallonger sa plateforme arrière, explique Marc Avazeri, et nous allons effectuer ensuite tout le réaménagement intérieur, des installations électriques à la décoration…” En tout une dizaine de corps de métier -des ateliers propres de Monaco Marine ou des sous-traitants- vont intervenir sur ce chantier.

INVESTISSEMENT

Pour autant, l’entreprise a aussi besoin du volume d’activité à l’année que représente la maintenance : “Il faut que ça tourne, commente Pierre Lesluyes, directeur financier du groupe, car nous devons rentabiliser l’investissement important de l’ascenseur à bateau.” Gérer l’espace fait donc partie des préoccupations quotidiennes de l’entreprise: la cabine de peinture est réservée à l’avance et accueille un bateau à la fois, quelle que soit sa taille, pour un à trois mois, ce qui limite son utilisation à 4 bateaux par an, l’activité s’étalant entre septembre et juin. Une deuxième cabine, plus petite, est actuellement en cours de construction sur le site voisin de moyenne plaisance, financée par l’entreprise Composite Works. Mais en attendant, de nombreux bateaux doivent être repeints “sous bulle”.

Sur ses différents chantiers, Monaco Marine fait appel au savoir faire de sous-traitants de La Ciotat, Marseille, La Seyne ou Fos-sur-Mer, mais aussi d’entreprises irlandaises, hollandaises, allemandes ou italiennes. “Le coeur de notre métier, confie Marc Avazeri, c’est de satisfaire aux exigences de nos clients, en terme de qualité, de sécurité et de respect des délais, parce que ce sont des bateaux qui se louent jusqu’à 300 000 € la semaine, et le moindre retard se paie donc très cher… Les propriétaires de ces bateaux dépensent beaucoup d’argent, mais ils attendent un service exemplaire !” Sans parler des équipages des bateaux immobilisés, que le personnel de Monaco Marine s’emploie à chouchouter : “Il faut qu’ils se sentent bien dans la ville, sinon, ils ne reviendront pas…”.

Article paru dans le quotidien La Provence