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Un port fluvial à Arles en 2012

publié le 23 mars 2011


D’ici deux ans les premiers bateaux venus de toute l’Europe seront amarrés aux pontons du nouveau port de plaisance fluvial d’Arles, fait savoir le journal La Provence.

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Allez, rêvons un peu… Imaginez un port avec, aux pontons, déjà une bonne centaine de bateaux amarrés. Un touriste qui vient demander un coup de main à la Capitainerie, des badauds qui sirotent un verre sur la terrasse du café avant d’aller faire un petit tour au musée de l’Arles antique, à vélos, qui vient d’inaugurer l’extension de son bâtiment.

Un rêve pas si inaccessible si l’on en croit les dossiers en cours concernant le fameux port de plaisance d’Arles. Il serait situé sur le canal au sud du centre et prendrait naissance sur le Rhône. Toutes les études techniques et le plan de financement ont été bouclés. Reste le feu vert de la Région et du Département qui devraient financer 70% du budget soit 15 millions d’euros TTC, comme le précise Serge Faccio, membre de la commission port de plaisance à la Chambre de Commerce et d’Industrie territoriale du Pays d’Arles qui avec la Ville a créé en 2009 un Syndicat mixte du port de plaisance. Il s’est d’ailleurs réuni à ce sujet il y a une dizaine de jours. “Le projet devrait voir le jour suivant trois phases avec en tout une possibilité de 350 anneaux. La première phase devrait débuter en fin d’année, début d’année 2012″. Première phase donc de l’avant-port côté musée jusqu’à la barge avec environ 150 anneaux. Déjà en soi au moins 5,8 millions d’euros et un an de travaux. “La deuxième phase, le bassin nº2, longera l’autoroute et la troisième phase irait jusqu’au pont dit de Van Gogh.Il faut compter en tout cinq à sept ans”, promet Serge Faccio.

Selon les différents acteurs du projet, pas de contraintes techniques qui tiennent. Il va quand même falloir surveiller de prêt l’écluse, et définir le sort de la barge qui, a minima, devra être déplacée. Mais pas d’ombre menaçante du PPRI (Plan de prévention du risque inondation). Seul le dragage annuel est au programme : “Nous ne sommes pas en milieu hostile puisque notamment le port n’est pas fait sur le Rhône mais sur un canal. Il s’agirait donc de faire des pontons sur des micropieux”. “Et puis, nous avons la volonté de conserver la qualité paysagère du site”, précise-t-on à la mairie.

Côté équipements, sont prévus une capitainerie, un restaurant, un club nautique, un shipchandler, une dizaine de commerces. En soit, le port apparaît comme une aubaine touristique et économique, et une vraie carte, plutôt nouvelle et dans l’air du temps, à jouer pour la ville. Arles est clairement au carrefour d’itinéraires fluvio-maritimes.“Ce serait le premier port fluvial rencontré sur le Rhône avant Valence puisqu’à Beaucaire il s’agit plus d’un port de péniches (il y a près de 200 anneaux) et que celui de Saint-Gilles est plus petit”. Une vraie opportunité avant tout car l’investissement répondrait à une forte demande : “Il doit manquer 20 000 à 30 000 places de bateaux sur tout le pourtour méditerranéen. Arles peut se permettre d’accueillir sans problème ce type de bateaux. A la bonne heure ! Reste que Voies navigables de France, propriétaire du canal doit d’abord lancer une délégation de service public. Le gestionnaire reste aussi à définir même s’il semble acquis qu’il s’agirait du Syndicat mixte.

Article publié dans le quotidien La Provence