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Des régions s’allient pour renforcer la filière nautique

publié le 23 février 2011


Les Régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes vont coopérer pour renforcer la filière industrielle nautique. Le cap vient d’être tracé lors d’une rencontre au Croisic, en Loire-Atlantique, fait savoir le journal Ouest-France.

« Près de 50 % de l’activité économique de la filière française se fait sur la façade atlantique, explique Alain Le Menn, le président breton de l’association des conseils économiques, sociaux et environnementaux (Ceser) des régions atlantiques. Cette instance consultative, qui a auditionné 150 acteurs de la filière industrielle nautique, est à l’origine d’une initiative peut-être unique en France : la coopération interrégionale pour booster un secteur composé de géants (les chantiers Bénéteau), mais surtout de PME sorties affaiblies de la crise mondiale.

Réunis vendredi soir au Croisic (Loire-Atlantique), les patrons de trois des quatre Régions atlantiques (l’Aquitaine devrait se rallier à l’initiative), ont pris des décisions concrètes. « Nous sommes dans l’opérationnel, pas dans le discours, insiste Jacques Auxiette. Nous allons, par exemple, mettre nos moyens en commun pour être présents dans les grands salons du monde », explique le président de la Région des Pays de la Loire. « Nous allons travailler ensemble sur la formation aux métiers liés au nautisme, » abonde Jean-Yves Le Drian, son homologue de la Bretagne. Et nous convergerons vers une carte interrégionale cohérente des formations ». Avec l’idée de combler d’éventuels trous.

LA RECHERCHE : ENJEU MAJEUR

Maryline Simoné, vice-présidente de Poitou-Charentes, s’est engagée à ce que, avant fin 2001, « des initiatives industrielles collectives soient prises dans un cadre interrégional ». Initiatives que pourraient soutenir les trois partenaires. Enfin, des actions sont projetées dans la recherche et le développement. « Cap sur l’innovation, » explique un partenaire. Il s’agit d’abord de mettre en contact les grands établissements de recherche et les PME : « Ces gens se rencontrent rarement ». Puis de dresser un inventaire des forces vives, des activités qu’elles mènent, et les diffuser largement dans la filière.

Les voies ouvertes en matière de recherche sont potentiellement immenses. Par exemple, disent les Ceser, dans l’éco-construction, pour trouver des substituts aux composites, un matériau issu de l’industrie pétrochimique, très difficile à recycler, qui équipe 90 % des coques de bateaux. « Accélérer le développement des bio-composites », constitués à 98 % de fibres et résines végétales, est un des enjeux d’une coopération qui veut hisser les voiles du nautisme de demain.

Article paru dans Ouest-France