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SNSM : Le sauvetage en mer toujours plus coûteux

publié le 8 février 2011


L’assemblée générale de la Société nautique de sauvetage en mer (SNSM) s’est déroulée vendredi soir salle Louis-Blanc. Le président de la station de Saint-Tropez, Georges Korhel, est revenu sur une année de vie de cette société dont le but premier est le secours en mer, fait savoir le quotidien Var-Matin.

Première question, et non des moindres : le bateau. Ce dernier, qui ne pouvait être remplacé à court terme, a eu droit à un relooking complet : décapé et entièrement repeint, la coque verte et les superstructures orange le rendent reconnaissable. Une grosse révision mécanique a également été entreprise (moteur, pompe, groupe électrogène). Selon le président, le bateau est désormais qualifié de « bateau fiable malgré son âge sur lequel nous pouvons compter. »

CENT VINGT QUATRE PERSONNES SECOURUES

Grâce à des formations régulières, les équipiers sont prêts à intervenir et la SNSM a, à ce titre, répondu présente en 2009 à chaque appel du Cross, effectuant ainsi 132 sorties, 74 interventions, 58 sorties diverses pour un total de 124 personnes secourues. Les interventions concernent 33 vedettes à moteur, 33 voiliers, 9 évacuations sanitaires. Seize exercices ont été organisés, dont 12 hélitreuillages. Des missions de surveillance ont lieu régulièrement, notamment durant les voiles de Saint-Tropez. Bien entendu, le Bailli- de-Suffren II est apparu lors des bravades tropéziennes et maximoises.

UN ENTRETIEN COUTEUX

Un premier point noir : les finances, qui ne permettent pas encore à ce jour de payer un nouveau bateau, malgré les subventions accordées par les municipalités : 11 700 euros pour la cité du Bailli, Ramatuelle, Gassin, Sainte-Maxime, Grimaud et Cogolin octroyant de 160 à 3 000 euros environ. « La maintenance va coûter de plus en plus cher au fur et à mesure que le bateau prend de l’âge. Nos ressources suffisent à peine aujourd’hui à assurer un fonctionnement correct de la station, bien que nombre de gens disent : “A Saint-Tropez, vous avez de l’argent…” Eh bien non, il nous faut en particulier trouver de nouvelles ressources, les seuls dons ne suffisent plus ». En effet, chaque sortie en mer revient à l’association entre 700 et 800 euros de l’heure !

Enfin, le président s’inquiète : « L’été, tout le monde travaille et ce n’est pas toujours facile de réunir un équipage en pleine journée. » Au final, tout le monde a levé son verre à la future saison et aux futurs sauvetages.

Var Matin. Publié le mardi 8 février