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Plus de remorqueur en Mer du Nord ?

publié le 7 février 2011


Le monde de la mer et ses relais à terre redoutent la date du 30 septembre. Elle doit marquer la fin de la présence dans le détroit du pas de Calais de l’Anglian-Monarch, remorqueur d’assistance et de sauvetage co-affrété par la France et la Grande-Bretagne amarré tantôt à Douvres, tantôt à Boulogne-sur-Mer, indique le quotidien La Voix du Nord.

De ce côté-ci de la Manche et de la mer du Nord, on n’ignore pas que la décision définitive – maintien ou pas ? – appartient aux Britanniques, mais marins et élus ne baissent pas les bras. « Wulfran Despicht, vice-président du conseil régional chargé de la mer, et moi, nous avons rencontré à Paris, le 18 janvier, Jean-François Tallec, ancien sous-préfet de Dunkerque, secrétaire général de la mer, explique Alain Ledaguenel, marin, sauveteur en mer, membre du Syndicat mixte de la Côte d’Opale. Nous avons porté l’inquiétude des élus du littoral, de la frontière belge à la baie de Somme. » Ils craignent que les Anglais ne retirent ce remorqueur de haute mer pour des raisons d’économie et ne mettent ainsi fin à un partenariat entre nos deux pays lancé il y a bientôt onze ans.

Mieux vaut prévenir que guérir

« Il n’y a rien d’officiel, mais il existe des contacts avec la région du Kent pour faire revenir les Anglais sur leur décision », poursuit Alain Ledaguenel. Selon lui, supprimer l’Anglian-Monarch relève d’un mauvais calcul : assurer en permanence une capacité de remorquage d’urgence revient moins cher que supporter le coût d’une pollution et les conséquences parfois dramatiques d’un naufrage. Le pas de Calais, détroit le plus fréquenté du monde, voit passer des navires de toute nature (pétroliers, chimiquiers, cargos…) qui croisent des ferrys et des bateaux de pêche. « Avec M. Tallec, nous avons aussi évoqué les moyens (de sauvetage) aériens, complète M. Ledaguenel.

Les Britanniques avec leur Seaking (un gros hélicoptère) s’éloignent de la côte et se replient vers la Tamise. » Il plaide pour l’arrivée sur l’aérodrome de Calais-Marck d’un Dauphin, un hélicoptère du même type que celui basé au Touquet.

Pour sa part, Michel Delebarre a attiré l’attention de François Fillon sur « les conséquences » de la fin des missions de l’ Anglian-Monarch et d’une manière plus générale sur la disparition des remoqueurs de haute mer et « la fermeture de plus de la moitié des stations de surveillance maritime » du Royaume-Uni.

Le député-maire de Dunkerque « aimerait savoir comment le secrétariat général de la mer, en charge de coordonner, sous l’autorité directe du Premier ministre, l’action de l’État en mer, entend pallier le désengagement du Royaume-Uni et garantir, tant aux usagers de la mer qu’aux population riveraines, un niveau de sécurité satisfaisant ».

La Voix du Nord. Publié le lundi 7 février