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Nice : Moins de ferries pour la Corse

publié le 31 janvier 2011


Le nombre d’escales de ferries autorisées dans le port de Nice baissera de 16 % en juillet-août prochain, afin de limiter leur nombre à 300, apprend-on dans les colonnes du quotidien Nice-Matin. L’objectif est de garantir la tranquillité des riverains.

Le bruit des ferries indispose les riverains
L’augmentation du nombre de ferries pour la Corse, c’est fini. En juillet et août dernier, les deux compagnies ont effectué 358 escales, soit 45 de plus que l’année précédente. Cette hausse du trafic de jour de 15 % a entraîné dans son sillage bruit, circulation automobile et pollution. Hier matin, à l’issue du conseil portuaire qu’il préside, Eric Ciotti, député et président du conseil général, a présenté une série de mesures « fortes et coercitives » pour limiter les nuisances cet été. Quelle est la feuille de route notifiée à la SNCM et Corsica Ferries ?

« Nous ramenons le nombre d’escales autorisées en juillet-août à 300, soit une baisse de 16 %, a annoncé le président du conseil général. Des bateaux polluants comme le Liamone par exemple, ne viendront plus ».

Autre exigence fixée aux compagnies pour éviter l’asphyxie du quartier : un espacement de 45 minutes entre deux escales. « Elle s’applique aux grosses unités, celles qui embarquent 200 véhicules ».

LA NUIT : ÉLOIGNER LES NUISANCES

L’année dernière déjà, un arrêté avait été pris pour interdire le trafic entre 23 h 30 et 6 heures du matin. « Nous avons eu 15 bateaux de moins, mais c’est toujours trop », a-t-il poursuivi. Tout en se félicitant néanmoins d’une avancée. Dans le créneau situé entre 1 heure et 5 h 30 du matin, seuls deux navires sont venus perturber le sommeil des riverains, contre 15 en juillet-août 2009.

Cet été, les compagnies devront de nouveau respecter l’arrêté neutralisant le trafic nocturne pour les navires passagers de plus de 50 mètres de longueur. De plus, elles se verront imposer un stationnement le long des quais les plus éloignés des habitants (1) : Infernet et Duc d’Albe.

« Il n’est pas exclu, dans l’avenir, d’interdire l’accès au Port à ceux qui ne respecteront pas les règles », a annoncé Bernard Kleynhoff, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur.

CONTRAINTES D’UN PORT EN VILLE

Pour la CCI, concessionnaire, la limitation des escales représentera un manque à gagner de près de 200 000 euros.

Et quid de la place de Nice, par rapport aux ports de Marseille ou Gênes ? « Ici, nous avons une limite physique, posée par un port urbain. Nous ne disposons pas de 40 km de quais comme à Marseille. On entame une décroissance qui reste compatible avec le maintien d’une activité économique source d’emploi », a insisté Eric Ciotti. « La vérité est dans l’équilibre entre un port vivant et le respect de la qualité de vie des riverains ».

Article paru dans Nice-Matin