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Mise à l’eau télécommandée

publié le 20 janvier 2011


Face à la pénurie de places dans les ports à flot du littoral, une jeune société Escale Port à Sec, s’est implantée depuis six mois dans le port de Meschers pour proposer aux plaisanciers une alternative d’accueil terrestre de leur bateau en port à sec, nous apprend le quotidien Sud-Ouest. Une solution par ailleurs économique pour les communes portuaires qui ne peuvent envisager la construction ou l’extension des équipements de parcage des bateaux trop coûteux pour la collectivité (1).

Un système inédit
Laurent Hodebert, ingénieur et lui-même plaisancier, a imaginé un nouveau concept de manutention et de stockage des bateaux en dehors de leur période de navigation. Il a confié à l’entreprise STCI (Soudure tuyauterie chaudronnerie industrielle) basée à Saintes, le soin de réaliser un prototype très maniable permettant à un seul utilisateur de procéder rapidement à la mise à l’eau ou à la sortie de voiliers ou de bateaux de plaisance (jusqu’à 3 tonnes) et d’en réduire ainsi le coût.

Baptisé « Ecolev », l’engin est une sorte de transpalette, un chariot automoteur, télécommandé avec transmission hydrostatique et direction hydraulique équipé de deux dispositifs de guidage qui permettent un positionnement rapide et sûr du bateau sur un ber parfaitement adapté à la carène.

Service permanent
Avec ce nouveau concept en voie de révolutionner le secteur nautique, Laurent Hodebert, le concepteur de l’engin, Bruno Caillaud, le technicien réalisateur et Jordan Tendron, le technico-commercial, se sont associés pour créer la société Escale Port à Sec de Meschers.

Installée sur le port, l’entreprise propose un service permanent qui fonctionne 7 jours sur 7. Cela permet d’offrir au plaisancier la possibilité de stationner en intérieur ou en extérieur dans des conditions maximales de sécurité et de disposer de son bateau à tout moment sur un simple coup de téléphone.

« Un système à la fois économique et écologique qui diminue de façon considérable l’entretien du bateau, souligne Jordan Tendron, évite l’utilisation d’antifouling et d’autres produits respectant ainsi les fonds marins, et préserve des risques de vol et de vandalisme. »

(1) De l’ordre de 30 000 à 50 000 euros la construction ou l’extension d’une place dans un port à flot, contre 2 000 à 4 000 euros la place dans un port à sec équipé du système Ecolev (hors foncier).

Article publié par Sud-Ouest, le 20 janvier 2011

Vidéo d’une mise à l’eau

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